20.09.2008
DLR s’invite dans le débat parlementaire du 22 septembre sur l’Afghanistan
Afghanistan : la France doit obtenir un changement d’attitude des Etats-Unis ou revoir les conditions de son engagement
Une fois encore, la conférence des présidents de l’Assemblée nationale a décidé de réduire au silence les députés non-inscrits en ne leur accordant aucun temps de parole lors du grand débat sur l’engagement de la France en Afghanistan.
Il est pourtant de tradition, pour chaque débat, d’octroyer 5 minutes de temps de parole aux non-inscrits. Mais, comme par hasard, sur les sujets cruciaux de l’Europe et de la politique étrangère, les usages républicains sont jetés aux orties !
Pour ma part, je voterai contre la prolongation de l’engagement, dans sa forme actuelle, de l’armée française en Afghanistan. J’assume en conscience ce vote pour deux raisons :
En premier lieu, l’action aujourd’hui menée par l’OTAN est totalement contreproductive, renforçant le terrorisme en faisant basculer chaque jour davantage les Afghans dans les bras des Talibans. On est ainsi très loin de l’opération légitime d’assistance au rétablissement de la paix menée par notre armée sous la présidence de Jacques Chirac, où la France jouait alors un rôle modérateur dans l’esprit du mandat de l’ONU.
En second lieu, contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, une autre politique est possible et même nécessaire en Afghanistan. La France aurait dû en effet soutenir l’ONU, qui a récemment demandé avec le président KHARZAÏ une redéfinition complète de la stratégie des forces occidentales, afin que l’accent soit réellement mis sur la reconstruction du pays, l’afghanisation du conflit et la recherche d’une solution négociée avec les insurgés modérés.
Mais puisque les Etats-Unis restent sourds et aveugles à cette demande légitime de l’ONU, la France doit à nouveau cantonner le rôle de ses soldats à la stricte formation de l’armée afghane, comme le fait l’immense majorité des forces armées des 25 autres pays de l’Union européenne et préparer, à terme, son désengagement progressif de ce pays.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste non-inscrit de l’Essonne Président de Debout la République
Contact Presse : 06 07 57 59 79
14:17 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dlr, parlement





Commentaires
Selon un sondage BVA pour Orange et L'Express paru la semaine dernière, 62 % des Français sont opposés au maintien d'une présence militaire en Afghanistan.
Ecrit par : Bloggueur | 22.09.2008
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