14.03.2008

Alerte à l’euro fou !

Euro : maintenant, il faut agir Monsieur le Président !

Le président de la République s’alarme depuis de nombreux mois de la surévaluation de l’euro, sans pour autant jamais traduire ses discours en actes.

Aujourd’hui, l’euro a crevé le plafond des 1,56 $ et, à cause du contexte déprimé de l’économie américaine, son ascension ne semble pas devoir cesser. De l’euro cher, on est en train de passer à l’euro fou, au risque d’une catastrophe économique et sociale en Europe (creusement du déficit commercial, désindustrialisation et aggravation du chômage) et de l’explosion pure et simple de la monnaie unique.

On ne peut plus attendre que la Banque Centrale européenne ou l’Allemagne se rendent enfin à la raison en acceptant que la politique monétaire soit mise au service de la croissance et de l’emploi.

Il est plus que temps de passer de la parole aux actes : il faut agir, Monsieur le Président, maintenant ! On ne peut plus se contenter des incantations, il faut des résultats : la France pourrait par exemple conditionner l’entrée en application du traité de Lisbonne à un changement profond de la politique monétaire européenne.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non-inscrit de l’Essonne Président de Debout la République

 

Commentaires

Et le pire dans tout cela, c'est que personne ne semble s'intéresser à la manoeuvre de notre prestidigateur national qui s'imagine qu'il peut se permettre de passer en douce un mini-traité dans le dos des Français et des peuples de l'Europe au mépris de leur liberté de s'exprimer. L'euro fort, l'euro fou comme Dupont-Aignan le souligne, va nous coûter cher, très cher, alors même que la France connaît un déficit commercial record (39 milliards d'euro pour l'année 2007), cela va grever nos exportations, nous ne pourrons pas compter sur une hypothétique amélioration de notre compétitivité, avec des effets sociaux qui seront sans nul doute grave. Il serait temps de remettre en cause le rôle de la BCE, ou du moins contrôler plus habilement les fluctuations de l'euro, le différentiel des taux d'intérêt entre la BCE et la Fed étant trop importants à l'heure qu'il est.
Amitiés gaullistes et patriotes.

Ecrit par : blueglasnost | 19.03.2008

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